Aération des registres des victimes de la bombe atomique, 2022
- 1 photographie
2022
Le 18 mai 2022, les registres des victimes du bombardement atomique de Nagasaki ont été exposés à l'air libre pour en éliminer l’humidité. À 11h02, heure du bombardement, après une minute de silence, dix employés de la ville ont tourné une par une les pages des 194 ouvrages étalés sur un tissu blanc.
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La suie sur les mains disparait quand on souffle dessus
- 30 photographies
- vidéo
- washi
- fortunes
- avec soutien de la Fondation Sasakawa et de la Fondation Nomura
2021
On sait grâce à une étude de 2019 qu'il existe aujourd'hui à Tokyo environ 200 arbres qui ont survécu aux bombardements aériens de la Seconde Guerre mondiale, mais cette étude a aussi permis de recenser 150 arbres qui semblent avoir été endommagés par la guerre mais pour lesquels les preuves manquent. Ces incertitudes s'expliquent en partie par l'absence de système permettant de les identifier comme cela est le cas pour les arbres d'Hiroshima et de Nagasaki, mais aussi par le fait qu'il n'y a plus de témoins pouvant attribuer les dégâts aux attaques aériennes.
L'exposition « La suie sur les mains disparait quand on souffle dessus » est basée sur l'expérience de Mana Kikuta au cours de la visite de 64 lieux où se trouvent des arbres endommagés par la guerre, et se compose de photographies, de papier japonais, de fortunes et d'une vidéo.
D'un côté de l'exposition dix-huit photographies montrent des arbres endommagés par la guerre à Tokyo, de l'autre se trouvent les photographies de huit lieux où poussaient des arbres qui ont survécu à la guerre mais ont disparu aujourd'hui. Deux photographies de 100 cm x 100 cm présentées en diptyque - qui servent également de titre à l'exposition - sont intitulées « La suie sur les mains disparait quand on souffle dessus ».
À la fin de l'exposition, une vidéo suit la discussion entre deux écolières et deux personnes qui étaient enfants au moment du bombardement, ensemble ils parlent du bombardement et du deuil: comment peut-on commémorer ? On y voit en parallèle les deux adultes dans leurs combats pour l'adoption d'un projet de loi visant à aider les victimes civiles des raids aériens et les deux enfants dans la fabrication de feuilles de papier washi, sur lesquels elles laissent la trace de feuilles d'un ginkgo endommagé par la guerre.
Sur la porte de la salle d'exposition sont accrochées les fortunes tirées par Mana Kikuta dans chacun des sanctuaires et des temples où se trouvent les arbres qu'elle a photographiés.
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Maruki Gallery for the Hiroshima Panels